Prolapsus & Descente d’organes

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Bien comprendre la descente d'organe : Prolapsus

Le prolapsus génital ou génito-urinaire correspond à ce que l’on appelle, en langage courant, une « descente d’organes ». C’est une maladie de la femme favorisée par les accouchements nombreux et difficiles, la ménopause…. Au quotidien, le prolapsus génital peut se révéler gênant et inconfortable.

Qu’est-ce que prolapsus génital ?

Le prolapsus génital ou génito-urinaire se caractérise, chez la femme, par le glissement vers le bas, transitoire ou permanent, d’un ou plusieurs organes pelviens (situés dans le bassin). Ceux-ci appuient et déforment la paroi vaginale, jusqu’à s’extérioriser au-delà de la vulve.

Les organes pelviens concernés par le prolapsus sont :

  • la vessie (on parle alors de cystocèle)
  • l’utérus (hystérocèle)
  • le rectum (rectocèle)

Qu’est-ce que prolapsus génital ?

Le centre de Chirurgie Gynécologique et Mammaire LYON MERMOZ vous propose une prise en charge adaptée en fonction de votre pathologie.

Le choix de la technique chirurgicale sera déterminé par votre chirurgien au cours de la consultation (promontofixation, prothèse, chirurgie coelioscopique, chirurgie voie basse,…)

L'anatomie pelvienne féminine

descente d'organes

Les organes pelviens sont normalement fixés grâce à un double système :

  • un système de soutien formé par le périnée (plancher pelvien) constitué d’un ensemble de muscles tendus entre le pubis (à l’avant du bassin) et le sacrum (à l’arrière). Chez la femme, le périnée est fragile à cause des orifices naturels qui le traversent et en particulier l’orifice du vagin
  • un système de suspension constitué de ligaments, véritable système d’ancrage de ces organes sur les os du pelvis

La solidité du périnée et l’intégrité des ligaments sont capitales pour assurer le maintien en bonne position des organes pelviens.

Vos questions sur la descente d'organes (Prolapsus utérin)

Le prolapsus utérin correspond spécifiquement à la descente de l'utérus. Sous l'effet de la pesanteur et en raison d'un affaiblissement des tissus de soutien (périnée et ligaments), l'utérus glisse dans le vagin. Selon son stade, il peut rester à l'intérieur du conduit vaginal ou s'extérioriser au-delà de la vulve.
La descente d'organe, ou prolapsus, est une défaillance des structures de maintien du petit bassin. Lorsque les muscles du plancher pelvien ne jouent plus leur rôle de "hamac", les organes qu'ils soutiennent (vessie, utérus ou rectum) descendent et viennent déformer la paroi vaginale.
Le prolapsus génital est le terme médical générique utilisé pour décrire l'affaissement des organes pelviens. Il peut concerner un seul organe ou plusieurs simultanément (cystocèle pour la vessie, hystérocèle pour l'utérus, rectocèle pour le rectum). C'est une pathologie fréquente liée à l'âge, aux accouchements ou à la ménopause.
Non, on ne meurt pas d'un prolapsus. Il s'agit d'une pathologie strictement bénigne qui ne met pas en jeu le pronostic vital. Cependant, l'impact sur le quotidien peut être majeur : inconfort physique permanent, infections urinaires à répétition ou gêne sociale importante. Au Centre Mermoz, nous traitons ces troubles pour restaurer la qualité de vie.
La cystocèle est la chute de la vessie dans le vagin. C'est la forme la plus courante de descente d'organes. Elle est souvent responsable de symptômes urinaires inconfortables, comme une sensation de vidange incomplète de la vessie ou une envie fréquente d'uriner.
Les signes varient selon l'organe concerné mais les plus fréquents sont :
  • Une sensation de pesanteur dans le bas-ventre (souvent plus marquée en fin de journée).
  • La perception d'une boule à l'entrée du vagin.
  • Des fuites urinaires à l'effort ou des envies pressantes.
  • Une gêne lors des rapports sexuels.
  • Des difficultés à évacuer les selles.
Le diagnostic est principalement **clinique**. Lors d'une consultation au Centre Mermoz, le chirurgien évalue le degré de descente lors de tests de poussée. Pour affiner la stratégie chirurgicale, des examens complémentaires peuvent être prescrits : une échographie pelvienne, une IRM (déféco-IRM) ou un bilan urodynamique pour analyser la fonction de la vessie.

Comment survient le prolapsus génital ou uro-génital ?

Lorsque le plancher pelvien ou les ligaments se relâchent ou se distendent, les organes pelviens descendent alors peu à peu. Au début, ils appuient simplement sur la paroi vaginale, puis ils la déforment jusqu’à parfois sortir en dehors du vagin. Ce glissement vers le bas d’un organe ou d’une partie de celui-ci est appelé prolapsus génital ou génito-urinaire selon les organes concernés.

Le prolapsus est plus ou moins important. Il peut :

  • être débutant et haut situé
  • arriver jusqu’ à l’orifice vulvaire sans le dépasser
  • s’extérioriser en dépassant l’orifice vulvaire

Facteurs favorisant le prolapsus génito-urinaire

Le prolapsus génito-urinaire est essentiellement une pathologie de la femme. Les femmes peuvent être concernées à tout âge, mais la fréquence des prolapsus augmente avec l’âge. Le risque qu’une femme soit opérée d’un prolapsus au cours de sa vie est de 11 à 19 %.

Dans la plupart des cas, les prolapsus génito-urinaires sont favorisés par :

Les grossesses et surtout lorsqu’elles sont répétées (multiparité)

La répétition des accouchements par voie naturelle et les traumatismes obstétricaux lors des accouchements : accouchement long ou difficile avec déchirure du périnée, utilisation de forceps, poids élevé du nouveau-né, etc. La majorité des lésions secondaires à un accouchement par voie vaginale se réparent progressivement, mais un prolapsus peut parfois réapparaître des années plus tard

Un relâchement musculaire et ligamentaire, secondaire au vieillissement, à la carence en œstrogènes après la ménopause, à certaines carences nutritionnelles, ou à l’obésité

Des complications suite à des gestes chirurgicaux touchant les organes pelviens (par exemple pour fibrome utérin)

Une hyperpression intra-abdominale répétée. Elle peut être due à une pratique sportive intensive, au surpoids, au port répété de lourdes charges mais aussi à une toux chronique ou à une constipation sévère et chronique

D'autres facteurs non obstétricaux peuvent intervenir plus rarement :

des anomalies anatomiques de la colonne vertébrale et du bassin

des anomalies du tissu conjonctif ou du tissu musculaire qui diminuent la résistance ou l’élasticité des muscles et des ligaments. C’est le cas, par exemple, dans certaines maladies héréditaires

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Le prolapsus génital ou génito-urinaire correspond à ce que l’on appelle, en langage courant, une « descente d’organes ».